Nutrition

Le BIO : Qu’est-ce que l’alimentation Biologique ?

Depuis quelques années, le marché de l’alimentation « Bio » ne cesse de progresser. Pour répondre à cette demande,  l’industrie agro-alimentaire élargie continuellement son offre de produits labellisés « Bio ».

La tendance pour l’agriculture biologique est telle que rien n’arrête le consommateur dans son comportement d’achat même si les produits « bio » sont parfois jusqu’à 400% plus cher que les produits dits « conventionnels ».

Alimentation « bio » est souvent assimilée à alimentation santé, mais qu’en est-il réellement ?

Une grande majorité des consommateurs de produits « bio » ne sauraient donner une définition exacte de ce qu’est réellement l’alimentation biologique, ni faire la différence visuelle et gustative entre des aliments issus de l’agriculture bio et conventionnelles.

Ainsi l’objectif de cet article est de vous apporter les connaissances minimales quant à l’agriculture biologique.

 

Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?

 

Le terme « biologique » fait référence à la production de denrées alimentaires non traitées chimiquement :

  • L’agriculture biologique exclut le recours aux produits de synthèse chimique (pesticides, fertilisants, engrais, OGM …)
  • L’élevage biologique (bœuf, volailles, œufs …) exclut le recours aux antibiotiques et hormones de croissance.

Les promesses de l’alimentation biologique sont attirantes pour le consommateur soucieux de santé. Cependant, les coûts de production de l’agriculture biologique justifient-ils les écarts de prix si importants face aux aliments issus de l’agriculture conventionnelle ?

Pour répondre à cette question, nous avons effectué de nombreux comparatifs entre aliments issus de l’agriculture biologique et conventionnelle. Voici ci-dessous les résultats de notre enquête.

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Existe-t-il différents catégories d’aliments biologiques ?

 

En France, pour commercialiser des produits issus de l’agriculture biologique et obtenir le label AB « produits issus de l’agriculture biologique » tout producteur doit avoir été contrôlé par un organisme certificateur agréé par l’Institut National de l’Origine et de la qualité (INAO) et disposer des certificats correspondants. Depuis 2009, la législation française s’est alignée sur la législation Européenne moins contraignantes pour attribuer la certification biologique à un aliment. Ainsi, pour obtenir le label AB il « suffit » désormais qu’un produit contienne 95 % de composants bio. De plus des traces accidentelles de 0,9 % d’OGM sont autorisées pour obtenir la certification.

Cependant, des industriels de l’industrie agro-alimentaire utilisent le terme « biologique » comme argumentaire marketing sans bénéficier du Label AB « issus de l’agriculture biologique ». Cette manœuvre commerciale a pour effet de tromper le consommateur ne vérifiant pas l’existence du label. A noter tout de même que ces produits non certifiés AB sont de meilleures qualités que les aliments issus de l’agriculture intensive puisqu’ils contiennent près de 70% de composants biologiques.

 

Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?

 

De nombreuses exploitations agricoles délaissent l’agriculture conventionnelle au profit de l’agriculture biologique. Cependant transformer une exploitation conventionnelle à une exploitation agricole biologique est très couteux. En effet, pour obtenir la certification biologique l’un des pré-requis est de cultiver une terre vierge de culture conventionnelle depuis au moins 3 ans. Trois années sans cultiver ni tirer profit de la terre est un délai long et couteux pour un exploitant agricole. Ceci incite quelques exploitants agricole à frauder afin d’obtenir la certification immédiatement et ainsi profiter de la demande pour les aliments bio.

Au-delà des cas de fraude, des exploitants agricoles achètent, par erreur ou négligence, des terrains pour cultiver en biologique alors même que les terrains ont été exploités sous procédés conventionnel il y a moins de trois ans.

Ceci signifie que des produits certifiés « issus de l’agriculture biologique » ne respecteraient pas certains prérequis puisque cultivés sur des sols contaminés par l’agriculture conventionnelle. Les résidus de pesticides, herbicides et insecticides continuant à rester dans le sol des années après la récolte.

Ce type de fraude est possible puisque les certifications « bio » sont attribuées par des entreprises privées et non des organismes étatiques chargés d’assurer transparence et sécurité sanitaire. Dans ces organismes de certifications privés, les inspecteurs attribuent les certifications à partir des documents fournis par l’exploitant agricole, notamment les factures d’achats de graines et engrais. Cependant, il est très rare que ces organismes de certification effectuent des tests laboratoires pour évaluer la qualité de la terre, et vérifier la présence ou non de substances chimiques interdites pour attribuer le label « bio »

Ceci signifie donc que des exploitations agricoles sont certifiés biologiques alors qu’elles ne le sont pas. Cette fraude a des effets directs sur le consommateur qui se voit tromper en achetant au prix forts des aliments prétendument biologiques

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Aux Etats-Unis, le marché de l’alimentation biologique est en croissance constante et s’évalue actuellement à 39 milliards de dollars. Malheureusement, comme le confirme une ancienne inspectrice d’exploitation agricole, il n’est pas encore possible d’avoir totalement confiance dans les labels bio. En effet, d’après son témoignage, seulement 5% des exploitations agricole devaient subir un test laboratoire pour évaluer la qualité de la terre et des végétaux cultivés. Ceci signifie que seulement 1200 exploitations agricoles biologiques sur les 24000 existantes aux USA ont été réellement testé avant d’obtenir le label « bio ». Ceci veut également dire que 22800 fermes sont labilités biologiques sans avoir été testé.

La fraude la plus courante pour obtenir le label « bio » consiste donc à corrompre un organisme de certification contre une somme importante d’argent.  Pour résoudre ce problème de corruption, les organismes de certifications devraient être sous contrôle des pouvoirs publics. Il est impossible d’éradiquer totalement la corruption, mais si les inspecteurs d’organismes de certifications étaient payés par l’Etat sur la base d’un salaire fixe, il n’y aurait pas d’incitation à certifier à l’aveugle des exploitations agricoles ne respectant pas le cahier des charges du label « bio ».

Cet article n’a pas pour objectif de créer une polémique sur l’agriculture biologique et/ou affirmer que la majorité des exploitations agricoles biologiques sont frauduleuses. Nous voulons seulement attirer votre attention sur le fait que dans l’alimentation biologique est avant tout basé sur le principe de la confiance entre producteur et consommateur. Consommer du « bio » c’est montrer un manque de confiance envers l’industrie agro-alimentaire traditionnelle, consommer du « bio » c’est donc payer un supplément pour gagner en confiance dans l’alimentation.

Pour obtenir confiance et transparence « gratuite » sur les conditions de production des aliments, il est préférable de se tourner vers les circuits courts de production. Dans ce système il existe une relation de proximité et de confiance entre consommateurs et producteurs. L’objectif n’est pas de dégagée le maximum de profit mais de satisfaire les intérêts de chacune des parties prenantes.

 

Est-ce que l’agriculture biologique exclue l’usage des pesticides ?

 

Comment les exploitants agricoles biologiques font pour chasser les insectes et mauvaises herbes sans avoir recours à des produits chimiques ?

Malheureusement, pour chasser les insectes et mauvaises herbes aucune solution naturelle « économiquement rentable » n’existe, les exploitants agricoles biologiques doivent utiliser des herbicides et pesticides. Cependant, à la différence de l’agriculture conventionnelle tous les herbicides et pesticides ne sont pas autorisés, seulement quelques-uns inscrits dans un cahier des charges car reconnus non dangereux pour la santé humaine.

Les herbicides et pesticides autorisés par le label « bio » sont moins puissants que les produits chimiques utilisés dans l’agriculture conventionnelle. Cependant, au final, les effets sont aussi mauvais puisque les exploitants agricoles « bio » utilisent des dosages très élevés d’herbicides et pesticides légaux. Ainsi, la toxicité des herbicides et pesticides utilisés dans le « bio » provient essentiellement du surdosage.

D’après genticliteracyproject.org les pesticides les plus utilisés dans l’agriculture biologique sont :

  • Le Bt (bacterium Bacillus thuringiensis) reconnu pour les trous qu’il creuse dans l’intestin humain.
  • Le Spinosad reconnu pour causer des irritations cutanées
  • La bouillie sulfocalcique (fongicide) pouvant causer des brûlures

Une étude menée par le gouvernement américain a testé 100 produits biologiques pour recenser la présence de pesticides. Au final, près de 40% des produits étaient positifs aux pesticides non autorisés par le cahier des charges du label « bio »

Encore une fois, nous ne voulons pas jeter la pierre aux exploitants agricoles prisonniers de ce système mortifère. L’objectif de cet article était de vous donner un aperçu global sur l’alimentation biologique, afin de pouvoir différencier agriculture bio et agriculture conventionnelle.

Désormais vous savez que les prix élevés des aliments biologiques sont parfois injustifiés. Vous savez également que l’agriculture biologique utilise le recours aux pesticides et herbicides.

Dernier petit conseil (gratuit) : Nettoyer vos fruits et légumes à l’eau avant de les consommer, cela enlèvera une grande partie des pesticides.

 

Informations à retenir :

 

Cet article a dressé un portait assez négatif de l’agriculture biologique puisque nous trouvons les prix de l’alimentation « bio » injustifiés par rapport aux conditions de production. A tarif équivalent, nous vous recommanderons toujours de privilégier les produits issus de l’agriculture biologique plutôt que ceux issus de l’agriculture conventionnelle …

Finalement pour avoir totalement confiance de ce que vous aurez dans votre assiette, la meilleure solution est de privilégier les circuits courts de distribution et commercer avec les exploitants agricoles près de chez vous.

Certains de nos produits sont certifiés BIO par la SOIL association 470x300-mp-dw-naturals-041521

 

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camille thiebaut

camille thiebaut

Fitness & Nutrition

Content Manager chez Myprotein la journée et passionnée de sport et nutrition le reste du temps ;) !


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