Nutrition

Tricher pour progresser : les « cheatmeals » en musculation

 

Qui ne rêve pas de pouvoir manger tout ce qui lui fait plaisir tout en progressant ? De pouvoir manger un hamburger-frites et de revenir encore plus fort à la salle ? De manger une pizza ou des barres glacées et d’être encore plus sec ?

 

Ce rêve n’est peut être pas impossible !

 

Bien qu’il soit largement reconnu que l’alimentation est responsable de la majorité des résultats en en musculation — qu’il s’agisse d’une prise de masse, d’une sèche ou d’une phase de “maintient” — nul besoin de dire adieu à vos aliments préférés, même les moins “healthy” !

 

En effet, vous pouvez consommer vos aliments préférés lors de “cheatmeals”, sans compromettre vos résultats !

 

Un cheatmeal, c’est quoi ?

 

Il s’agit d’un repas au cours duquel vous consommez tout ce que vous voulez, dans la quantité que vous voulez. Au diable les diètes, les salades, le riz-dinde, les compteurs de calories et autres macros !

 

Un cheatmeal, pourquoi ?

 

Les cheatmeals peuvent avoir plusieurs utilités.

 

En premier lieu ils sont intéressants car ils permettent de booster le métabolisme : si vous suivez une diète stricte depuis plusieurs semaines voir plusieurs mois, surtout en période de restriction calorique, votre corps s’adapte et votre métabolisme ralentit, il se régule à la baisse.

 

Vous dépensez donc moins de calories au repos, afin de vous adapter au nombre restreint de calories que vous consommez. Un cheatmeal lors duquel vous apportez subitement et de manière ponctuelle à votre corps un surplus de calories aura pour effet de contrer ce ralentissement métabolique.

 

De plus, les régimes strictes ont pour effet de ralentir, entre autre, la production de leptine : une hormone essentielle à la perte de poids. Elle est dite anorexigène : en augmentant la satiété elle réduit la consommation alimentaire. C’est le même principe qu’un coupe-faim.

 

De plus quand le taux de leptine chute, elle induit une augmentation du stockage de des graisses. Concrètement une diète stricte tenue sur le long terme peut avoir pour effet de faire chuter votre taux de leptine et peut donc engendrer un stockage des graisses.

 

Un écart sur votre régime peut vous aider à faire remonter votre taux de leptine.

 

Si vous suivez une diète pauvre en glucides, un cheatmeal aura pour effet de refaire les stocks de glycogène musculaire. Cela vous permet de continuer à vous entrainer dur et donc à progresser. Il n’est pas inhabituel de constater un regain de force et d’énergie ainsi qu’une meilleure congestion les jours suivant un cheatmeal.

 

Le cheatmeal, en boostant votre métabolisme et en refaisant vos stocks de glycogène vous permet donc de vaincre un éventuel plateau qu’il soit en termes de poids sur la balance ou de poids sur vos barres !

 

Enfin, il est indéniable que l’avantage principal du cheatmeal prend place sur le plan psychologique. Tout sportif, qu’il soit débutant ou athlète confirmé, et peu importe son niveau de détermination prendra plaisir à consommer les aliments qui lui sont chers, et à partager un moment convivial avec des proches.

 

De plus, un cheatmeal peut vous aider à être d’autant plus assidu avec votre diète le reste du temps. Une diète tenue sur la longueur aura toujours plus de succès qu’une diète tenue durant un mois suivie d’un relâchement total.

 

Un cheatmeal : comment ? à quelle fréquence ?

 

Il y a plusieurs “écoles” concernant les cheatmeals : certains prônent le fait de manger tout ce qui vous plait en quantités illimitées, tandis que d’autres préfèrent une approche plus modérée : un simple jour de “recharge” glucidique plutôt qu’un réel écart, lors duquel vous consommez plus de glucides qu’à votre habitude, mais de provenance saine (avoine, riz, céréales complètes, patates douces etc).

 

Pour ce qui est de la question de la fréquence de ces repas, tout dépend de votre niveau : plus vous êtes “sec” plus vous êtes susceptible d’avoir besoin de “cheater” régulièrement.

 

Afin de savoir s’il est opportun de faire un cheatmeal, basez-vous sur certains facteurs :

 

✓ Cela fait plusieurs jours que vos séances en salle sont moins bonnes car vous n’avez plus de congestions musculaire ;
Vous avez souvent froid alors que vos proches non ;
✓ 
Vous stagnez en termes de résultats, vous avez l’impression d’avoir atteint un plateau ;
✓ Vous êtes fatigué et n’avez plus de force lors de vos entrainements.

 

Attention cependant, à moins d’avoir une génétique de demi-dieu il est déconseillé de cheater plus d’une fois par semaine, faute de quoi vous risquez de compromettre vos résultats.

 

Ne commettez pas l’erreur de cheater trop tôt ou trop régulièrement juste parce que vous en avez envie, placez ces repas de manière intelligente et vous en tirerez tous les bénéfices !

 

Une règle simple : si vous mettez trop de temps à “rattraper” votre écart, réduisez la fréquence de vos cheatmeals. Vous devriez retrouver votre condition d’avant l’écart (voir une meilleur condition) dans les quelques jours suivant celui-ci.

 

Afin de profiter au maximum de votre cheatmeal et de ne pas ralentir votre progression, vous pouvez « cheater » intelligemment !

 

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Comment tirer profit au maximum d’un cheatmeal :

 

Essayez à cet effet de ne pas négliger votre apport en protéines afin de ne pas provoquer de fonte musculaire.

 

Une consommation de BCAA toutes les deux heures peut s’avérer utile afin d’augmenter la synthèse protéique et donc de lutter contre le catabolisme.

 

Le jour de votre cheatmeal, ne commettez pas l’erreur de “compenser” celui-ci en jeunant le reste de la journée. Le but du cheatmeal est d’augmenter votre apport calorique !

 

Certaines personnes préfèrent faire leur cheatmeal lors d’un jour de repos, d’autres lors d’un jour ou ils s’entrainement.

 

Cela dépend en réalité de votre mental, de vos préférences, de ce avec quoi vous vous sentez à l’aise et de votre niveau de fatigue accumulée par les diètes et les entraînements intensifs..

 

Cheater un jour de repos permet de “refaire les batteries” et d’être plein d’énergie le lendemain pour attaquer une nouvelle semaine. Mais pour d’autres, cheater un jour d’entrainement permet de compenser un tant soit peu l’écart et donc de moins culpabiliser, tout en ayant bien plus d’énergie pour votre séance.

 

Dans tout les cas, il est recommandé de s’entrainer le lendemain d’un cheatmeal afin de profiter du regain d’énergie et afin de repartir sur de bonnes bases.

 

Si vous avez tendance à souffrir d’inconforts digestifs, une bonne idée peut être de consommer des enzymes digestives le jour de votre cheatmeal.

 

Enfin, évitez de consommer trop d’alcool le jour de votre cheatmeal, car ce sont des calories “vides” qui n’auront aucun impact positif sur votre corps, votre métabolisme ou sur votre progression.


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