Compléments Alimentaires

L’amino spiking : fraude musclée sur les taux de protéines de vos compléments

Et si votre protéine en poudre ne contenait que 10% de protéines ? Si les étiquettes de vos poudres hautement protéinées préférées étaient en réalité trompeuses ?

La pratique n’est pas nouvelle, et face à l’abus de certains fabricants ces dernières années, Myprotein décide de lever le voile sur une pratique juteuse de l’industrie des compléments alimentaires et de la nutrition sportive : l’amino – spiking.


L’amino spiking : c’est quoi ?

 

Dit simplement, la pratique consiste en un tour de passe-passe qui permet aux industriels de faire figurer sur les étiquettes de leurs protéines en poudre des taux de protéines plus élevés que le contenu réel de la poudre.


Pourquoi les entreprises utilisent l’amino spiking?

 

Le marché des compléments alimentaires ne cesse de croitre depuis les dernières années, devenant ainsi un marché très juteux.  Ainsi certaines entreprises sont prêtes à des manœuvres assez peu éthiques voire trompeuses afin d’engendrer un maximum de profits.

La raison principale derrière l’amino-spiking est ainsi majoritairement économique : vendre un produit moins “noble” au prix d’un produit plus “noble” et dégager plus de bénéfices.


L’amino spiking : comment ?

 

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Maintenant que nous savons ce qu’est l’amino spiking et pourquoi certaines entreprises n’hésitent plus à y recourir, il est important de comprendre comment cette pratique est possible.

Comment est-ce possible de faire figurer un taux de protéines supérieur à la réalité sur des emballages de produits alimentaires, sans éveiller de soupçons lors des test effectués sur ces mêmes produits ? (Car oui, c’est là le “génie” de la méthode : les étiquettes sont trompeuses pour le consommateur, mais les produits passent les tests de composition !).

Tout est une question d’azote.

Il faut savoir que pour évaluer la quantité de protéines contenue dans un produit alimentaire quelconque, les tests portent en général sur la quantité d’azote contenue dans le produit.
Ainsi on teste en réalité le taux d’azote, et non le taux effectif de protéines. Seuls des tests très poussés (et très chers !) permettent d’établir la différence. Ces tests sont rarement utilisés dans l’industrie des compléments alimentaires.

Cependant, il n’y a pas que la protéine qui contient de l’azote. Il existe d’autres composés azotés comme les acides aminés libres (free form amino acids) que sont la glycine ou la taurine par exemple.

Certains fabricants utilisent ainsi des composés azotés peu couteux qu’ils mélangent à leurs whey afin de la “couper” et de fabriquer une poudre qui satisfait aux “tests à l’azote”, sans être aussi chère que la protéine de lactosérum pure. Par exemple, la glycine coûte trois fois moins cher que de la whey neutre. 

Il est ainsi possible de fabriquer une poudre composée d’un peu de protéine de lactosérum, de  beaucoup de taurine et de glycine, tout en validant les tests à l’azote. De cette façon, les étiquettes mentionnant le taux de protéines, étant basées sur le taux d’azote, sont “faussées”.

Elles sont exactes quant au taux d’azote, certes, mais cet azote ne provient pas en totalité d’une protéine de lactosérum de qualité.

On peut ainsi qualifier ces étiquettes de trompeuses pour le consommateur.

On a pu voir des cas aux Etats-Unis de protéines en poudre affichées à 80% de protéines qui n’en contenaient en réalité que 10 ou 20% !


Comment éviter de se faire avoir ?

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1 – Mangez solide : ne comptez pas uniquement sur les protéines en poudre pour atteindre vos objectifs. Les protéines en poudre sont des compléments alimentaires, et ne portent pas ce nom pour rien ! De plus, personne n’a encore trouvé moyen de tricher sur le taux de protéines des oeufs 😉

2 – LISEZ LES ETIQUETTES de vos protéines !

Si les entreprises peuvent jouer sur les valeurs nutritionnelles de leurs produits en “dopant” leurs protéines en poudre à l’azote, elles ne peuvent heureusement pas tricher sur les ingrédients.

Lire les étiquettes de vos protéines en poudre peut alors vous aider à ne pas tomber dans le piège.

Une bonne protéine en poudre ne doit pas contenir une liste démesurée d’ingrédients. De plus, les ingrédients sont toujours listés par ordre de concentration (le premier ingrédient de la liste est celui qui est présent en plus forte quantité, le dernier quant à lui est présent dans la plus faible quantité).

Partez plutôt sur une protéine en poudre qui ne contient que de la protéine et éventuellement des arômes et édulcorants.

Evitez les protéines en poudre qui contiennent dans la liste de leurs ingrédients des acides aminés libres (surtout quand ces derniers sont placés au début de la liste des ingrédients !). Si dans la liste des ingrédients vous voyez par exemple de la glycine, de la taurine, de la glutamine, de la créatine, de la valine ou de l’isoleucine il est probable que ces derniers soient intégrés afin de fausser le taux de protéines établi par test à l’azote (le test étant en général effectué sur le produit fini).

Attention cependant, certaines entreprises sont fiables et lorsqu’elles intègrent des acides aminés libres dans la composition de leurs protéines elles indiquent que le taux de protéines affiché ne prend pas en compte ces derniers.

Mais de manière générale, une bonne protéine se suffit à elle même et n’a nul besoin de se voir ajouter des acides aminés libres.

Il n’est pas rare de voir par exemple des protéines en poudre contenant de très fortes concentrations en glycine (qui est d’ailleurs un excellent exhausteur de goût), ce qui fait d’office grimper le taux affiché de protéines, mais n’a aucun intérêt pour votre progression physique, votre récupération ou vos entraînements.

Enfin, même si lire les étiquettes de vos protéines suffit en général à faire le tri, pour les plus expérimentés d’entre vous, lire l’aminogramme de vos protéines en poudre devrait vous permettre de déceler les anomalies au niveau de la composition et des taux de protéines affichés.

3 – Ne vous laissez pas duper par les jolis emballages brillants et le matraquage publicitaire sur les réseaux sociaux. Des cas ont éclatés concernant de très grandes marques de compléments alimentaires outre-atlantique ; preuve que la réputation, le prix élevé et le marketing ne font pas tout et ne sont pas gage de qualité.

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De l’amino spiking chez Myprotein ?

 

Chez Myprotein, nous fabriquons nos protéines en poudre nous-mêmes, sur notre site de production situé au Royaume Uni. Nous avons ainsi un contrôle sur les ingrédients, les procédés de fabrication et la qualité des matières premières, du début du processus de fabrication jusqu’à la sortie de l’usine.
Nous garantissons ainsi une qualité supérieure et ne recourrons jamais à l’amino spiking. Vous n’avez qu’à lire les ingrédients 😉

Enfin, les aminogrammes de nos protéines en poudre sont disponibles sur notre site en anglais et en français.

Par Estee Chiara Larivière

Nos articles sont purement informatifs et ne remplacent en aucun cas l'avis d'un expert médical. Si vous avez des soucis de santé, consultez un professionel de santé avant de prendre des compléments alimentaires ou de changer radicalement votre régime alimentaire.

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