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Lifestyle

Rôle et mécanisme de la transpiration

 

Par Sylvain CHALON

 

Un humain sécrète, en moyenne, 1 litre de sueur par jour. En cas de chaleur, d’activités physiques ou d’émotions fortes, le corps peut alors perdre de la sueur jusqu’à 10 litres !

Des paramètres individuels vont également favoriser la transpiration :

 

Alimentaires (consommation de thé, café, épices, alcool par exemple).

Hormonaux (adolescence, ménopause).

L’état de santé de la personne (obésité, diabète, hyperthyroïdie…).

La prise de certains traitements médicamenteux (certains antidépresseurs par exemple).

 

La sueur est un liquide biologique sécrété par les glandes sudoripares. Le pH de la sueur est acide, se situant entre 4 et 6. La sueur est composée d’eau à 99%, de minéraux (principalement du sodium, potassium, calcium et magnésium), de la vitamine C, des lactates (forme ionisée de l’acide lactique) et de l’urée.

 

Contrairement à certaines idées reçues, les personnes en bonne santé transpirent plus vite que les autres. Dans les faits, les études montrent qu’un athlète bien entrainé commence à transpirer quand sa température interne atteint 37° 2. En comparaison, un sujet en mauvaise condition physique doit attendre que son corps atteigne 37° 7 pour que le processus débute.

 


Mécanismes de la transpiration durant l’effort


 

transpiration-sueur

 

Le rendement énergétique de l’activité musculaire n’est que de 20%. En conséquence, 80% de l’énergie produite lors d’un effort part en chaleur que le corps va devoir évacuer s’il veut maintenir sa température interne dans une fourchette raisonnable.

 

Pour se faire, l’hypothalamus (une glande située dans la région du cerveau) va envoyer le sang vers la peau jusqu’aux glandes sudoripares. Ces dernières se divisent en deux familles, les glandes eccrines qui sont réparties sur l’ensemble du corps et les glandes apocrines situées au niveau des aisselles et des parties génitales.

 

Ces glandes vont alors recevoir de l’eau contenue dans le plasma sanguin. Elles vont ensuite faire remonter le liquide (la sueur) jusqu’aux pores qui se situent à la surface de la peau.

 

C’est l’étape suivante, celle de l’évaporation du liquide, qui va permettre d’éliminer de la température. Par convection, le corps va céder à l’air la chaleur qui se trouve sur la peau. Sachant que la température externe de la peau est de 33° environ, cette évaporation se fera de manière optimale dans les deux cas suivants :

 

Si la température de l’air ambiant est inférieure à celle de la peau.

Si l’air est sec car une atmosphère déjà chargée d’humidité est moins encline à recevoir de
l’eau.

 

Pour comprendre à quel point la transpiration est primordiale, il faut savoir que sans ce processus de refroidissement la température d’un coureur à pieds s’élèverait d’un degré toutes les deux ou trois minutes d’effort. Bref, au bout d’une heure de course, sa température dépasserait les 55° !

 

Mais alors, pourquoi la température monte malgré tout un peu durant l’effort ? Tout simplement parce que le corps se retrouve face à un dilemme. D’un côté le phénomène de la transpiration lui impose d’envoyer du sang vers la surface de la peau, de l’autre l’effort physique le contraint d’en envoyer vers les muscles. A ce jeu, ce sont les muscles qui vont remporter sa faveur. En conséquence, plus l’effort physique va être long ou intense, plus le sang va irriguer les muscles en priorité et moins la transpiration sera efficace.

 


Le rôle de la sueur


 

transpiration-sueur-2

 

La transpiration joue différents rôles physiologiques. Nous l’avons évoqué, elle permet tout d’abord la thermorégulation de l’organisme, le but étant de maintenir la température interne le plus proche possible de 37°. Dans les faits, la transpiration  intervient dans deux cas :

 

Lorsque la température extérieure devient supérieure à celle du corps.

Lorsque la température du corps s’élève, en cas de fièvre ou lors de la pratique d’activités physiques.

 

Elle contribue également à l’hydratation de l’épiderme. En effet, le film hydrolipidique protecteur qui recouvre notre peau est essentiellement constitué par la sueur et le sébum.

 

Les plus émotifs le savent bien, la transpiration est aussi un mode d’expression de nos émotions. Dans ce cas, la transpiration  se situera plus particulièrement au niveau du front, des aisselles et de la paume des mains.

 

Enfin, la transpiration  permet l’élimination d’une partie des toxines et des déchets du métabolisme.

 


Les précautions à prendre pendant l’effort


 

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La transpiration est certainement le meilleur moyen de refroidissement de l’organisme. Cependant, toute médaille ayant son revers, cette perte de sueur s’effectue aux dépens de nos réserves d’eau.

 

Dans des conditions extrêmes, la transpiration  peut atteindre jusqu’à 3 litres par heure d’exercice (jusqu’à 4 ou 5 litres de sueur pour un marathon couru sous une forte chaleur). Une perte de sueur de 2% par rapport au poids de corps réduit les capacités physiques d’environ 20%. Si jamais cette déshydratation atteint 4% du poids corporel, le handicap grimpe à 40% ! Arrivés à ce stade nous ne sommes évidemment plus bons à rien sur un plan athlétique.

 

Il est donc essentiel de limiter cette perte hydrique afin de rester performant mais surtout de prévenir les différents symptômes de la déshydratation : fatigue intense, perte de la vigilance, maux de tête, diminution de la tension artérielle en même temps qu’une augmentation de la fréquence cardiaque, voire syncope, coma ou mort pour les cas les plus tragiques.

 

La solution consiste évidemment à boire des quantités d’eau suffisantes, mais pas de n’importe quelle façon. Voici des petits trucs pour optimiser son hydratation :

 

Ne pas attendre d’avoir soif pour boire.

Commencer à se désaltérer dès le début de l’entrainement.

Boire 2 ou 3 gorgées toutes les 10 à 20 minutes suivant la température extérieure et le type d’effort.

Éviter de vider une demi-gourde à chaque ravitaillement, cela serait contre-productif.

Boire de la même façon lorsque l’on s’entraine dans le froid, ne pas souffrir de la chaleur ne signifie pas que l’on ne se déshydrate pas.

Si l’on transpire beaucoup, les boissons isotoniques qui contiennent différents sucres et certains sels minéraux dans des proportions optimales permettent de mieux supporter l’entrainement et facilitent la récupération ultérieure.

 

Le rôle fondamental de la transpiration n’est donc plus à démontrer. Il ne nous reste qu’à éclaircir une véritable énigme : la transpiration a-t-elle une odeur ?

 

La sueur en elle-même ne possède pas d’odeur. En revanche, la sueur émise par les glandes apocrines est riche en corps gras, la nourriture préférée des bactéries. Par leur action, ce sont ces dernières qui ont une large part de responsabilité dans les odeurs de la transpiration.

 

Néanmoins, il semblerait que l’abus de certaines denrées (curry, fenugrec, ail, oignons, alcool,…) puisse favoriser une transpiration odorante.

 

 

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