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Le Claquage Musculaire – Qu’est ce que c’est? Comment le faire passer?

 

Coach Sportif – https://www.facebook.com/cedricjourdanfitness/

 

Le claquage est l’accident du sportif par excellence puisque 90% des claquages ont lieu durant une activité sportive. Les fibres musculaires, étant étirées brutalement au-delà de leurs possibilités élastiques, se rompent et « claquent ». Voyons comment le prendre en charge et surtout l’éviter.

 


Le claquage ressenti comme un coup de poignard


 

Il n’est pas rare de voir dans les épreuves d’athlétisme et notamment en sprint, des coureurs s’effondraient à mi-parcours, criant de douleur sur la piste. Bien qu’aucun groupe musculaire ne soit épargné, le claquage touche majoritairement les cuisses ou les mollets. Vous êtes en pleine séance de sport, vous partez pour une franche accélération et là survient le fameux claquage.

La douleur, assimilable à un coup de poignard est soudaine et violente. Vous n’avez d’autres choix que d’arrêter immédiatement votre entraînement pour une prise en charge médicale. Un claquage induit des fibres musculaires qui se déchirent.

claquage musculaire

La douleur est intense, d’abord localisée, elle tend rapidement à s’étendre sur le muscle concerné avec l’apparition d’un hématome puis d’un œdème. Le muscle présente un aspect inhabituel avec parfois une encoche au niveau de la déchirure. Une échographie puis un IRM, si nécessaire, permettra de poser le diagnostic.

Le traitement immédiat consiste à appliquer le protocole GREC (Glaçage / Repos / Elévation / Compression). La glace permettra de réduire la douleur en diminuant le flux sanguin dans la zone lésée (20min toutes les heures). Le repos est impératif car un éventuel choc ou un massage pourrait causer davantage de séquelles.

L’élévation du membre permettra de limiter l’accumulation de sang. Enfin, la compression limitera le gonflement et l’expansion de l’hématome.

 


Les différentes phases de la guérison


 

sport et claquage

 

La phase inflammatoire : Cette période dure en moyenne 10 jours. Bien entendu, la règle d’or est le repos ! La cryothérapie est possible (traitement par le froid) pour permettre une vasoconstriction et ainsi réduire l’épanchement sanguin. Il peut consister simplement à appliquer une poche de froid durant 20minutes 3 à 5 fois par jour sur la zone lésée pour diminuer la douleur et l’hématome. La prise d’anti-inflammatoire est possible mais en tant qu’anticoagulants, certains médecins auront tendance à vous le prescrire une fois que le tissu aura stoppé son saignement. Pris trop tôt, il aurait tendance à augmenter l’œdème par épanchement sanguin.

 

La phase de cicatrisation : Elle dure encore 10 jours en moyenne (J20). C’est le début des séances de kiné qui pourra vous proposer des massages légers ainsi que des exercices de renforcement isométrique.

 

La phase de rééducation : Elle dure environ 25 jours (J45). Les séances de kiné monteront en intensité à travers une musculation excentrique. Ces exercices permettront aux nouvelles fibres musculaires en construction une bonne orientation au sein du muscle.

Selon la gravité du claquage, l’activité sportive pourra être reprise très prudemment en augmentant progressivement l’intensité au fil des semaines. Une reprise anticipée peut avoir de lourdes conséquences telles que la rupture totale du muscle. Selon certaines statistiques, 12% des personnes ayant subi un claquage connaissaient une récidive au cours de la première semaine, d’où l’intérêt de ne pas brûler les étapes.

 


Mieux vaut prévenir que guérir


 

Proverbe simple mais oh combien véridique ! Voici les 5 règles d’or pour diminuer au maximum les risques de claquages lors de sa pratique sportive :

 

 ✓   L’échauffement 

Il devra être de qualité ! Un échauffement dure à minima 15 min. Il sera progressif, général puis spécifique à l’activité pratiquée. Il pourra être composé d’une phase cardio, de mobilisations articulaires, d’étirements activo-dynamique puis d’un ensemble de gamme vous permettant d’augmenter progressivement l’intensité. Différents critères impliquent un temps d’échauffement prolongé (âge avancé, temps froid, entraînement le matin au réveil).

 

 ✓   La souplesse :

Un manque de souplesse engendre un muscle raide qui augmente considérablement les risques de blessures, et notamment dans le cas du claquage. Pensez donc à vous étirer régulièrement.

 

 ✓   Une mauvaise alimentation et/ou hydratation :

Il est conseillé de boire entre 1,5 et 2l d’eau par jour. Cette fourchette est à ajuster selon votre activité physique ou encore la chaleur. Une bonne hydratation permet d’améliorer la récupération et ainsi diminuer les risques de blessures. Une mauvaise hydratation influera également sur vos performances puisque 2% de perte d’eau s’accompagne d’une baisse de performance de 20%.

hydratation et sport

 

 ✓   Une blessure mal soignée :

Avant de reprendre une activité physique, il est nécessaire d’avoir soigné toutes vos anciennes blessures. Une pathologie mal soignée ou une reprise anticipée du sport sont autant de risques de récidives. En tant que sportif, nous voulons toujours rechausser les crampons trop rapidement.

 

 ✓   Une fatigue excessive :

Soyez attentif à votre corps et à vos ressentis. En fournissant un effort intense sur un organisme fatigué, vous augmentez d’autant le risque de blessures. Il est donc essentiel d’adopter son entraînement à son état de forme du moment.

Si vous aviez prévu une séance HIIT mais que vous avez travaillé toute la journée, que vous êtes sous-alimenté et que vous ressentez des douleurs musculaires ; inutile de persister, remettez votre entraînement à demain, quand vous serez en meilleurs conditions. Vous pouvez aussi diminuer votre niveau exigence en réalisant une séance à intensité modérée.

Ces 5 conseils préventifs n’éviteront pas à coup sûr le claquage mais permettront fortement d’en limiter son apparition.

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