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Lifestyle

La Bigorexie | Quand le Sport devient une Addiction

D’après un article de Joey Argento

Adopter un mode de vie sain peut-il causer des maladies mentales ?

Il pourrait sembler paradoxal d’utiliser les termes « mode de vie sain » et « maladies mentales » dans la même phrase. Cependant, les symptômes de Troubles Alimentaires du Comportements (TCA)  tels que l’anorexie sont en croissance exponentielle.

Pour rappel, l’anorexie est la dénomination d’une maladie mentale affectant des individus qui ont une peur obsessionnelle de prendre du poids malgré un état d’insuffisance pondérale.

A l’opposé de l’anorexie existe une maladie mentale moins connu : la bigorexie. La bigorexie correspond à un état de dépendance à l’activité sportive touchant des individus ayant l’obsession de développer leur masse musculaire et contrôler leur poids.

En règle générale, les personnes atteintes de bigorexie ont un manque de confiance envers leur apparence physique. Ainsi, bien qu’ayant un physique énorme et sec, ces individus se perçoivent comme petit, chétif voire rachitique.

Il est difficile voire impossible pour des personnes non-sportives de comprendre ce phénomène. Cependant, chez MyProtein nous pratiquons et vivons le Fitness au quotidien. Nous comprenons donc les raisons sous-jacentes à la Bigorexie ainsi que les dommages potentiels sur l’organisme.

La bigorexie est favorisée par l’engouement médiatique et sociétal pour le fitness, la nutrition minceur comme symbole de santé ainsi que l’importance  de posséder une musculature bien définie dépourvue de tissus adipeux.

Cependant ce besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une activité physiques malgré des conséquences négatives sur l’équilibre professionnel, familial et social peut conduire des individus à l’autodestruction et à la dépression.

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La puissance des médias

 

Nous savons tous que le corps d’un mannequin est le fruit d’un long-travail conjuguant activités physiques et privations alimentaires. En plus de cela, les images de mannequins que nous pouvons apercevoir sur les réseaux sociaux, publicités et magazines ne sont pas « réelles » : il s’agit de montage photo.

Ainsi l’image d’un mannequin n’est pas naturelle mais artificielle et ne peut refléter pas un idéal « rationnel » à atteindre pour un individu sur du long-terme. Pourtant, de nombreux individus sont dans la quête de ce corps parfait. Ainsi dans cette quête infinie du corps idéal des troubles mentaux comme la bigorexie peuvent apparaitre.

Ce phénomène affecte aussi bien les femmes que les hommes. De nombreux individus mâles sont convaincus que les corps de bodybuilders visibles dans les magazines sont des idéaux réalistes, et consacrent donc leur vie pour atteindre cet idéal. Ceci au détriment de leur équilibre santé et vie sociale.

Du fait de l’évolution des nouvelles technologies (Smartphone, Réseaux Sociaux), la pression médiatique ne cesse de s’intensifier et l’image du corps  parfait se répandre. La bigorexie est un donc un mal en plein développement qui peut affecter tout individu quelque soit l’âge ou le sexe.

Les médias sont des prédateurs, et nous sommes malheureusement la proie.

Obsession de la nutrition

 

Développer une obsession pour un régime alimentaire strict est l’une des conséquences de la bigorexie (aussi appelé Dysmorphie Musculaire). La Bigorexie et les Troubles Alimentaires du Comportement (TCA) sont deux sujets intimement liés. De nombreuses victimes de bigorexie sont également diagnostiquées victimes de TCA, ceci car l’alimentation interfère avec leur vie sociale et santé mentale.

Bien que se sentant maigre et chétif, les individus victimes de bigorexie sont souvent obsédés par leur taux de tissus adipeux et leur taux de masse maigre. Cette quête du graal pousse donc vers des pratiques alimentaires restrictives où l’objectif est toujours de perdre du poids.

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En musculation, de nombreux pratiquants sont victimes d’un trouble obsessionnel donnant lieu à un rituel quotidien : un coup d’œil aux abdominaux. Ce rituel peut-être un des premiers signe de la bigorexie. Ce coup d’œil matinal sur la ceinture abdominale a pour objectif de vérifier qu’il n’y a pas eu de perte de muscle ou de gain de gras durant la nuit. Cette obsession pourrait sembler irréelle pour des individus étrangers au monde du fitness. Cependant, cette obsession est bien réelle. Bien que cela soit irrationnel certains individus craignent de voir les efforts réalisés à l’entrainement anéantis par un repas trop copieux.

Le problème de ce trouble obsessionnel est qu’il conduit les individus à l’insatisfaction constante. Une simple effraction au régime alimentaire idéal mis au point par le pratiquant génère insatisfaction et épisode dépressif. En plus d’un état d’esprit négatif causé par cette insatisfaction, l’individu victime de bigorexie va modifier son comportement alimentaire pour rattraper son « écart » jugé trop calorique. En s’imposant un régime alimentaire encore plus restrictif qu’à la normale, la victime de bigorexie entre dans un processus d’anorexie conduisant à dépression, état de fatigue, catabolisme musculaire, douleur ventrale, dysfonctionnement hormonal, malnutrition et constipation.

 


Obsession pour l’esthétique

 

Les individus victimes de Bigorexie refusent souvent de l’admettre. Pour eux il s’agit simplement d’une détermination à suivre un programme pour et ainsi arriver à ses objectifs. La limite est fine entre bigorexie et extrême détermination pour atteindre des objectifs ciblés. Un pratiquant franchit cette limite fatidique entre détermination et bigorexie lorsque le suivi de son programme d’entrainement et de sa diète alimentaire devient une obsession quotidienne.

La dysmorphie musculaire est donc un trouble du comportement où un individu, du fait une perception altérée de son corps, mène une quête effrénée d’excellence pour sculpter son corps par rapport à un idéal de beauté.

 


Informations à retenir

 

Dysmorphie musculaire, bigorexie où anorexie inversée … les dénominations sont multiples pour ce mal touchant de nombreux athlètes. Lorsque le sport devient une addiction les conséquences sur la santé physiques et mentales peuvent être terribles. Comme nous l’avons vu, l’origine de cette maladie provient de la pression médiatique et sociétale de posséder un corps sain et musclé comme les idéaux de beauté visibles sur les réseaux sociaux, les magazines et publicités en tout genre.

Si vous vous retrouvez dans la description des symptômes, nous vous conseillons de prendre du recul par rapport à votre vie. Regardez la personne que vous êtes actuellement en suivant un régime restrictif, et la personne que vous étiez auparavant. Laquelle était la plus heureuse ?

Aussi, nous conseillons d’éviter de se projeter trop loin dans le futur. Une course effrénée vers un objectif non réalisable est synonyme de frustration. Définissez des objectifs réalisables à court et moyen terme, mesurez la réalisation de vos objectifs et n’oubliez pas la personne que vous êtes.

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Camille Thiebaut

Camille Thiebaut

Fitness & Nutrition

Content Manager chez Myprotein la journée et passionnée de sport et nutrition le reste du temps ;) !


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