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La bigorexie ou addiction au sport- attention aux risques

L’être humain peut être affecté par un certain nombre de conditions psychologiques qui concerne le corps et sa perception, ceci suivant sa composition corporelle et son apparence.

Par exemple, on retrouve parmi les troubles les plus communs liés à l’image corporelle :

  • l’anorexie mentale.

Un trouble alimentaire causé par le désir irrationnel de vouloir être toujours plus mince, toujours plus léger, ou une peur infondée d’être gros / surpoids.

A l’inverse de cela, on retrouve notamment  est le syndrome de dysmorphie musculaire, qui est une condition fortement liée à la Bigoréxie.

 


Qu’est-ce que le syndrome de dysmorphie musculaire

 

Le développement de la dysmorphie musculaire se fait par un individu qui au fur et à mesure de sa construction physique et son expérience devient indubitablement obsédé par sa composition corporelle et son apparence.

 

Il se sent toujours trop mince, pas assez musclé ou pas assez sec.

Il est également fréquent que les personnes atteintes de dysmorphie musculaire aient une masse musculaire plus élevée que la population moyenne. Néanmoins, une personne atteinte de ce type de trouble [de la perception physique] pense toujours avoir une quantité bien insuffisante de masse musculaire

Ajoutons que la bigoréxie est beaucoup plus commune chez les hommes que chez les femmes, même si cela affecte les deux sexes.

De plus, quelqu’un atteint de dysmorphie musculaire est plus susceptible de pratiquer de la musculation très régulièrement et aura aussi une tendance plus prononcée à prendre des stéroïdes anabolisant ou/et des médicaments dans le but d’améliorer ses performances ou sa composition corporelle (perte de gras ou construction musculaire).

L’un des arguments qui permet de comprendre pourquoi cette pathologie touche beaucoup plus les hommes que les femmes est simple. En effet, l’idéal culturel et social occidental pour une Femme est bien souvent d’être mince et petite, alors que l’idéal sociétal commun chez l’Homme est qu’il doit être fort, grand et musclé .

Ainsi, certains hommes qui se perçoivent comme faibles, insuffisamment musclés, peu impressionnant etc. peuvent associer –à tort !- leurs physiques à la féminité pure.

Les effets du syndrome de dysmorphie musculaire


Mentalement

 

En raison de l’impact sur son auto-perception d’un individu causé par la dysmorphie musculaire, ces derniers sont constamment préoccupés par l’opinion des autres quant à savoir s’ils sont suffisamment musclés ou non.

Quelqu’un avec ce type de syndrome peut être tellement soucieux de son apparence qu’il peut être amené à se sentir tel un étranger dans son propre corps. Il juge sans arrêt négativement son physique en raison de sa « trop faible masse musculaire », alors que dans les faits, il peut être relativement musclé.

C’est ainsi que la dysmorphie musculaire entraine une véritable perte de plaisir de vivre, des symptômes dépressifs, un défaut de socialisation, de l’anxiété et autres troubles de l’humeur en raison d’un esprit constamment perturbé par l’aspect négatif de son corps et de ses fausses faiblesses.

 


Physiquement

 

Au niveau physique, dans les cas extrêmes d’une personne souffrant de dysmorphie musculaire, il peut avoir un recours à certaines drogues ou produits dopants.

En conséquence, il peut devenir véritablement accro à ces derniers (des substances qui se présentent sous de multiples aspects,  sous la forme de comprimés ou d’injections).

C’est ainsi qu’en consommant des quantités excessives de ces dites substances chimiques et d’hormones que les niveaux hormonaux sont susceptibles de se modifier et que l’humeur générale devenir extrêmement négative.

C’est pourquoi, il est  fort probable qu’un avide consommateur de drogue(s) peut être atteint de diverses pathologies mentales (colères subites, dépressions…) et d’une perte de la personnalité plus rapidement que sans la prise de substances dangereuses.

 


Que faire à propos de la bigoréxie ?

 

Cette condition mentale n’est pas une blague, 10% des hommes qui fréquentent les salles de sport peuvent en être atteint ou en faire l’expérience.

Pour quelqu’un qui est sérieusement affecté par un syndrome de dysmorphie musculaire, il faut vite prendre les devants. En effet, ses proches doivent vite intervenir et offrir un soutien solide, autant moral que physique.

Dans la plupart des cas, une personne atteinte de dysmorphie musculaire est hésitante à accepter toute forme d’aide en raison de l’incompréhension à devoir stopper quelque chose de naturel pour eux et contre leur volonté finale.

Par exemple, arrêter de prendre des produits dopant. Ce qui va probablement aboutir à perdre en masse et obtenir un physique amoindri, ce qui est exactement le contraire qui de ce qui est souhaité en l’état mental actuel.

C’est ici que le réconfort et les compliments deviennent une partie très importante dans l’aide de quelqu’un qui a besoin d’être conscient de soi.

✓ L’utilisation de l’indice de masse maigre (FFMI) peut aider certaines personnes à arrêter la prise de produits dopants. En effet, il existe une certaine quantité de muscle que votre corps peut obtenir naturellement en fonction de votre morphologie et votre physiologie personnelle. Il faut avouer que peu de personnes qui prennent des stéroïdes en ont nécessairement besoin pour atteindre ce but de « potentiel naturel ».

Le FFMI a un échelon dit de « potentiel naturel » situé à environ 25.

Ceci représente une quantité assez importante de muscle pour un être humain. C’est ainsi que simplement en observant quelqu’un avec un FFMI de plus de 20, vous serez en mesure de dire que ce dernier a travaillé dur pour atteindre son physique.

Donc, si quelqu’un est atteint du syndrome de dysmorphie musculaire et consomme des dopants mais avec un FFMI en dessous de 25, il ne devrait pas se sentir si dépendant de la prise de ces produits. En effet, avec suffisamment de patience et de travail, il peut atteindre naturellement ce qu’il recherche physiquement, les risques sur la santé en moins.

 


Cas sévères

 

Dans les cas graves où les individus ne souhaitent tout simplement pas le soutien, il est probable qu’un envoi doit être fait à un conseiller en santé mentale si un changement doit être fait quant au mode de vie afin de modifier leurs points de vue.

✓Une thérapie cognitivo-comportementale peut aider à comprendre les schémas psychologiques négatifs au sujet de son auto-perception et ce qui a amené à « tordre » la réalité. Il existe aussi certains médicaments qui peuvent être prescrits contre la bigoréxie.

Mais il est important de comprendre que ces choses sont sérieuses et ne doivent pas être faites à l’encontre de la personne concernée ainsi que de ses motivations profondes ou prisent à la légère.

 


Message à retenir

La dysmorphie musculaire est un véritable problème mental et si vous connaissez quelqu’un qui peut en être affecté, n’hésitez pas à lui offrir votre soutien ainsi que votre réconfort (et dans les cas graves, se référer à un thérapeute mentale).

Parfois, tout ce qu’il faut pour se sentir plus confiant et de recevoir quelques compliments de personnes proches.

L’approbation des autres est toujours extrêmement gratifiant, surtout si vous travaillez d’arrachepied afin de réaliser quelque chose et que vous avez du mal à apprécier vos progrès.

La plupart du temps, ce sont nos proches qui remarquent nos améliorations et non nous-même. En effet, comme nous nous voyons et vivons dans notre propre peau au quotidien, nous n’observons que des changements à une petite échelle, par opposition à des transformations massives.  Alors que les gens que nous voyons moins régulièrement peuvent remarquer des changements morphologiques beaucoup plus facilement.

 

 

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camille thiebaut

camille thiebaut

Fitness & Nutrition

Content Manager chez Myprotein la journée et passionnée de sport et nutrition le reste du temps ;) !


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